1948-1964 L’âge d’or


 

« L’efficacité du régime républicain, du régime de liberté, ses chances de survie et de prospérité dépendent donc des liens qu’il saura créer entre la jeunesse et lui. Si notre République ne sait pas capter (…) les ambitions et les espoirs de la jeunesse (…) elle se dissoudra ; mais si elle sait s’y adapter, si elle est capable de comprendre l’espérance des filles et des garçons de France, d’épouser cette espérance, de la servir dans chacune de ses décisions, alors elle n’aura rien à craindre des aventuriers, des démagogues, des extrémistes, car elle sera toujours plus forte et plus vivante, portée par sa jeunesse, ardemment défendue, et chaque jour renouvelée par elle. »

Pierre Mendès France, Président du Conseil
de 1954 à 1955
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Une fois les grands principes de fonctionnement posés, la politique familiale s’étend et propose des prestations qui vont peu à peu se généraliser pour toucher l’ensemble de la population. C’est une période faste pour la branche Famille, qui mobilise à elle seule plus de 40% des dépenses de la Sécurité sociale. En termes de repeuplement, l’investissement est réussi : on enregistre en 1948 et 1949 des indices de fécondité historiques de plus de 3 enfants par femme. Dans le même temps, alors qu’une grande partie de la population prospère et bénéficie de l’Etat-providence, des voix s’élèvent pour attirer l’attention de l’opinion publique sur la situation dramatique des plus modestes (l’appel de l’Abbé Pierre en hiver 1954 et le rapport Laroque en 1962).

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